17.09.2005
Dead End Street
Imaginez une pièce. Vide, avec seulement une porte d'entrée. Pas de fenêtre, pas de meuble, pas de télé, pas de prise de courant, pas de déco au mur.
Rien.
Une pièce ouverte, où les gens déposent ce qu'ils veulent, une pièce où ils peuvent s'arrêter se reposer quelques instants du bruit du monde, une pièce où ils peuvent venir crier leur bonheur ou leur désespoir.
Cette page, c'est le tronc d'arbre sur lequel on grave un mot d'amour, c'est le mur sur lequel on dépose un graffiti, le pare-brise sale sur lequel on passe son doigt, le pneu dans lequel on donne un coup de pied pour passer sa colère, le couloir vide le soir dans lequel on peut pousser un cri de joie...
Cette pièce n'a pas de couleur : à vous d'en faire ce que vous voulez. Ce blog ne comprend (et ne comprendra) qu'une note, celle que vous êtes en train de lire. On renverse la logique : c'est au lecteur d'écrire le blog, de le faire vivre.
Une seule contrainte (car de la contrainte naît la créativité) : aucun lien internet vers l'extérieur, vers un autre site. Dans les commentaires, dans les signatures : pas d'adresse internet, pas de lien direct.
Cela n'empêche pas de laisser des indices, ce n'est en aucun cas un encouragement à l'anonymat, soyez imaginatif, surprenez-vous.
Je voulais faire un BlogImpasse, une page qui ne mène nulle part, a dead end in the middle of the web. Le voici.